Très récemment, les députés de la Guyane, Lénaïck ADAM et Gabriel SERVILLE ont défendu en commission un amendement qui devrait rendre possible la rétrocession de 250 000 hectares aux Collectivités de Guyane. Selon un communiqué, de l'Organisation des Nations Autochtones de Guyane (ONAG) et les associations signataires. Ils ont joué leur rôle de porte-parole des guyanais et ont défendu les intérêts de leurs circonscriptions. Ce sont là des signaux teintés du sens de la responsabilité
Cet amendement pousse l'Etat à respecter son engagement de céder gratuitement le foncier dans le cadre du plan d'urgence et des accords de Guyane signés en 2017. Par la voix de leurs associations, les amérindiens concitoyens guyanais, se réjouissent de cette avancée favorable au développement du territoire Guyanais.
Cependant, nous rappelons que la France s’est également engagée à restituer 400.000 hectares de terres aux Premières Nations pour que nous puissions mener une vie conforme à nos aspirations, mêlant pratiques culturelles traditionnelles et modernité et la création d’un office foncier des populations amérindiennes qui gérera les 400 000 hectares rétrocédés par l’Etat. Les négociations entamées en novembre 2017 avec le Gouvernement français ont peu évolué et sont quasiment au point mort alors que par ailleurs les projets agricoles, forestiers et miniers continuent de s’intensifier et qu'un nouvel amendement déposé ce 24 septembre 2020 par le gouvernement dans le cadre du projet de la loi ASAP donnera plus de surface de forêt aux exploitants industriels multinationaux.
Nous restons vigilants et nous attendons que l'Etat tienne ses engagements auprès des autochtones de Guyane. Précise dans ce communiqué, l'Organisation des Nations Autochtones de Guyane et les associations signataires.