Détournement de fonds à l’association des Maires de Guyane, droit de réponse de l’APROSEP et le GEPSL

En réponse à votre article publié sur le site de Radio Mayouri en date du 11 juillet 2023 qui concerne larticle du « Détournement de fonds à lassociation des Maires de Guyane, le montant du préjudice : 215 000 euros », nous apportons un droit de réponse.

Contrairement à ce que renseigne votre article, lAPROSEP et le GEPSL sont bien les principales victimes de lingérence de lassociation des Maires de Guyane de 2016 à 2022 qui a accumulé une dette pour un montant de 150 370,02 auprès de ces deux structures.

Ce montant correspond à la mise à disposition de salariés recrutés par les anciens dirigeants de lAMG pour assurer des missions de secrétariat de lAMG.

Par ailleurs, il est essentiel de souligner que cest depuis mars 2021 que lAMG et son expert-comptable se sont rendu compte du détournement en question (courrier en P.J).

Malgré plusieurs tentatives de conciliation, cest bien lAprosep et le GEPSL qui ont été contraints de saisir la juridiction de manière à condamner lAssociation des Maires de Guyane à régler le montant des factures impayées.

Cest dailleurs suite à la mise en place de cette procédure judiciaire que les maires de Guyane ont pris conscience du niveau dingérence de lAMG et quils ont collectivement sollicité une assemblée générale extraordinaire de manière à réorganiser la gouvernance (convocation en P.J).

LAPROSEP et le GEPSL rappellent que leurs missions concernent principalement le développement de lemploi dans le champ de lEconomie Sociale et Solidaire en Guyane. En effet, elles travaillent depuis plus de 25 ans en Guyane en faveur de la structuration des associations et de linsertion des jeunes.

Lengagement sans faille des administrateurs bénévoles, des centaines dassociations adhérentes et de lensemble des salariés ne peut tolérer les sous-entendus de votre article qui insinue que nos associations auraient eu un rôle ambigu dans cette affaire.

Nayant aucune preuve de la véracité de cette implication, nous vous demandons de publier un démenti.

Et ce dautant plus que nous vous rappelons que lAPROSEP et le GEPSL ont mis à disposition des salariés au profit de lAMG.

En matière de mise à disposition de salariés, cest la relation dautorité de fait qui prime.

Ainsi le salarié placé sous lautorité dune entité utilisatrice est responsable des agissements de ce dernier et non la société ayant mis le salarié à disposition.

LAPROSEP et le GEPSL ayant mis à disposition les salariées au profit de lAMG, cest cette dernière entité qui est responsable des agissements de cette salariée.

Cest ce que rappelait dailleurs expressément le contrat.

Ainsi à supposer que ces détournements soient établis, ce qui reste à démontrer, la seule entité juridiquement responsable serait lAMG qui naurait pas surveillé les salariées mis à sa disposition et en aucune manière lAPROSEP et le GEPSL qui navait aucun moyen de contrôle de ces salariées placées sous lautorité directe de lAMG.