Déjà plus de onze jours que les pilotes d’Air-Guyane et leurs collègues d’Air-Antilles sont en grève. Ils réclament principalement une meilleure rémunération et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Ils se considèrent comme les smicards de l’aviation. Air Guyane est une des compagnies qui offrent les plus basses rémunérations d’Europe. Un pilote débute avec un salaire net de 1700 euros ce qui correspondrait à 13 euros de l’heure. À l’heure actuelle pour devenir pilote, il faut suivre une formation qui coûte de 100 000 à 130 000 euros. Un gros effort financier pour les étudiants, qui, souvent contractent des prêts qu'il faut ensuite rembourser.
Les 14 pilotes en grève demandent donc une revalorisation de leurs salaires ainsi que de meilleures conditions de travail.
Dans une lettre ouverte adressée aux pilotes en grève, le personnel au sol interpelle ses collègues. "Avez-vous pensé un instant à vos collègues du sol qui galèrent au quotidien et se tuent pour maintenir notre activité ; donc en partie GARANTIR aussi VOS EMPLOIS et SALAIRES !"
Cette grève pénalise lourdement les populations enclavées et les grévistes s’en excusent mais ce droit de grève demeure le seul moyen d’améliorer leur quotidien. Ils exercent dans un milieu hostile, doivent se contenter de structures inadéquates, sous-dimensionnées. Ils s’estiment dévalorisés et ne tolèrent plus cette situation.