Joël Guerriau, ce sénateur soupçonné d’avoir drogué une députée en vue d'une agression sexuelle.

Joël Guerriau, sénateur de Loire-Atlantique, a été mis en examen vendredi 17 novembre à Paris, soupçonné d’avoir drogué la députée MoDem Sandrine Josso. Ce samedi 18 novembre, son parti Horizons a décidé de le suspendre.

Depuis 24 heures, les évènements s’enchaînent autour de Joël Guerriau, sénateur de Loire-Atlantique et ancien maire centriste de Saint-Sébastien-sur-Loire, au sud de Nantes. Il est soupçonné d’avoir drogué la députée Sandrine Josso en vue d’une agression sexuelle.

Depuis 24 heures, les évènements s’enchaînent autour de Joël Guerriau, sénateur de Loire-Atlantique et ancien maire centriste de Saint-Sébastien-sur-Loire, au sud de Nantes. Il est soupçonné d’avoir drogué la députée Sandrine Josso en vue d’une agression sexuelle. Voici ce que l’on sait de l’affaire alors que Joël Guerriau a été mis en examen vendredi 17 novembre.

Une coupe de champagne, un malaise

Le mardi 14 novembre au soir, la députée Sandrine Josso, élue Modem de la 7e circonscription de Loire-Atlantique, est invitée au domicile parisien de Joël Guerriau. Elle a toute confiance en lui, ils se connaissent depuis dix ans. Leur relation est amicale, précisera la députée aux enquêteurs.

Le sénateur lui propose une coupe de champagne qu’elle accepte. Elle dit avoir ensuite été prise de malaise.  Selon son avocate, Sandrine Josso aperçoit Joël Guerriau « se saisir d’un petit sachet en plastique contenant quelque chose de blanc, dans un tiroir de sa cuisine. Elle a alors compris qu’il était en train de la droguer à son insu », affirme Me Julia Minkowski. Sandrine Josso décide alors de se rendre dans un hôpital parisien où elle subit des prélèvements.

De l’ecstasy dans l’organisme de la députée

Les prélèvements dans l’organisme de Sandrine Josso révèlent la présence d’ecstasy, annonce le parquet de Paris. Des perquisitions sont menées au bureau du sénateur et à son domicile, où les enquêteurs retrouvent de l’ecstasy.

Avec les résultats des analyses, nul besoin que le juge obtienne l’autorisation du bureau du Sénat pour « engager des mesures coercitives » car la « flagrance implique automatiquement la levée de l’immunité parlementaire », explique un fin connaisseur du palais. Le parquet de Paris ouvre une enquête en flagrance, une procédure qui permet de ne pas avoir besoin de demander la levée de l’immunité parlementaire.