La culture des Bushinengues : Préservation des traditions africaines en Guyane.

Les Bushinengues sont des populations descendants de déportés africains emmenés principalement au Suriname (anciennement connu sous le nom de Guyane néerlandaise) pour travailler dans les plantations.
Les Bushinengues sont issus des mouvements de marronnage des XVIIe et XVIIIe siècles, au cours desquels des déportés se sont échappés des plantations pour former des communautés autonomes dans les régions reculées de la forêt tropicale.
Les différents groupes ethniques Bushinengues comprennent les Alukus (ou Bonis), les Saramakas, les Pamakas, les Djukas, les Kwintis et les Matawais.
Chacun de ces groupes a sa propre langue, culture et traditions distinctes, bien qu'ils partagent une histoire commune de résistance à l'esclavage et de lutte pour l'indépendance.
Les Bushinengues ont préservé leur héritage africain à travers leur langue, leur musique, leurs danses et leurs coutumes.
Ils ont développé des systèmes communautaires forts, basés sur des conseils de village et des chefs traditionnels. L'agriculture, la chasse, la pêche et la récolte de ressources naturelles sont des activités économiques importantes pour ces communautés.
Au fil du temps, les Bushinengues ont également migré vers d'autres régions, notamment la Guyane française, où ils sont appelés Bushinengués. Ils continuent de maintenir leur identité culturelle distincte et de préserver leurs traditions.
Il est important de noter que les termes "Bushinengue" et "Marron" sont des expressions historiques utilisées pour désigner ces populations, et certains préfèrent être appelés par leur nom ethnique spécifique (comme Saramakas ou Djukas) plutôt que par des termes génériques.